Publié le 4 novembre 2026

Agent de sécurité en tenue sombre vérifiant des documents d accès à l entrée d un site industriel en Isère

Votre contrat de gardiennage engage un prestataire, mais les agents qui interviennent sur votre site peuvent venir d’une société différente. C’est légal, encadré par le Code de la sécurité intérieure. Si votre contrat ne prévoit rien, vous ne savez pas qui entre chez vous ni si ce prestataire est agréé par le CNAPS. Trois questions permettent d’éclaircir ce point avant de signer.

Ce que la loi autorise et ce qu’elle exige du sous-traitant

Le Code de la sécurité intérieure (livre VI) encadre les activités privées de sécurité, dont la sous-traitance. Un prestataire de gardiennage peut confier une partie de ses missions à une autre entreprise, à condition que celle-ci soit elle-même autorisée par le CNAPS pour les activités concernées.

L’autorisation délivrée par le CNAPS est nominative : elle identifie la société, ses dirigeants et les activités qu’elle est habilitée à exercer. Elle n’est pas transférable. Un sous-traitant doit donc en détenir une propre, valide, couvrant les mêmes activités que celles de votre contrat. Si votre contrat porte sur de la surveillance humaine avec des agents SSIAP, le sous-traitant doit lui aussi être autorisé pour ces activités.

10 000+entreprises autorisées CNAPS en France
Livre VIdu Code de la sécurité intérieure : cadre légal de la sous-traitance
100 %de la responsabilité reste au prestataire titulaire vis-à-vis du donneur d’ordre

Ce que votre prestataire continue d’assumer

Le code est précis sur un point que peu de donneurs d’ordre connaissent : le titulaire du marché reste seul responsable vis-à-vis de vous. Si un agent envoyé par un sous-traitant cause un dommage sur votre site, si le sous-traitant perd son autorisation en cours d’exécution, si des agents intervenants n’ont pas de carte professionnelle valide, c’est votre prestataire principal qui répond.

Cette règle protège le donneur d’ordre en théorie. En pratique, elle ne vous prémunit contre rien si un incident survient et que le recours contentieux dure deux ans. L’objectif est d’éviter la situation, pas de la gérer après. Votre contrat est le seul levier dont vous disposez avant l’incident.

« Nul ne peut exercer à titre onéreux des activités de surveillance ou de gardiennage […] s’il ne justifie être titulaire d’une autorisation délivrée par le CNAPS. »

Code de la sécurité intérieure, livre VI, principe général sur les activités privées de sécurité (Légifrance)

Trois questions à poser à votre prestataire avant de signer

Point de vigilance

Sans clause contractuelle explicite, vous n’avez aucun droit automatique à connaître l’identité du sous-traitant ni à en vérifier l’agrément avant que ses agents n’interviennent sur votre site.

  1. Votre prestataire s’engage-t-il à vous informer avant tout recours à un sous-traitant ? Une clause d’information préalable, avec un délai minimum convenu, vous permet de vérifier l’autorisation CNAPS de la société concernée avant l’intervention. Sans cette clause, vous pouvez l’apprendre après coup.
  2. Le sous-traitant est-il autorisé pour les activités prévues dans votre contrat ? Si votre contrat porte sur du gardiennage de nuit avec rondes, le sous-traitant doit être agréé pour cette activité précise. Votre prestataire doit s’engager par écrit à ne faire appel qu’à des entreprises agréées pour l’ensemble des activités concernées, et à vous remettre le numéro d’autorisation CNAPS sur simple demande.
  3. Que se passe-t-il si le sous-traitant perd son agrément en cours d’exécution ? Le CNAPS peut suspendre ou retirer une autorisation en cours d’année. Votre contrat doit prévoir que votre prestataire vous en informe dans un délai court et propose une solution de remplacement sans interruption de service.
Gardiennage en Isère et Savoie
MCS Sécurité assure directement ses prestations avec ses propres agents agréés CNAPS.

Découvrir le service de gardiennage

Poste de gardiennage sur un site industriel en Savoie, agent en surveillance nocturne
Un poste de gardiennage de nuit en Savoie : que l’agent vienne du prestataire principal ou d’un sous-traitant, il doit être titulaire d’une carte professionnelle valide délivrée par le CNAPS.

Ce que vous pouvez vérifier vous-même

Le CNAPS tient un registre public des entreprises autorisées, accessible depuis son site officiel. En saisissant la raison sociale de n’importe quelle société, vous obtenez son statut d’autorisation actuel, les activités pour lesquelles elle est agréée et la date de validité. Ce contrôle prend deux minutes. Il peut être fait avant la signature d’un contrat, à chaque renouvellement annuel, ou dès que votre prestataire annonce un renfort exceptionnel.

Pour les agents eux-mêmes, leur carte professionnelle est vérifiable par le même biais : le CNAPS délivre et recense les cartes. Un agent qui refuse de la présenter ou dont la carte est expirée ne devrait pas être en poste sur votre site, que ce soit via votre prestataire principal ou via un sous-traitant.

Agent de sécurité présentant ses documents professionnels sur un site industriel en Isère
La carte professionnelle délivrée par le CNAPS identifie l’agent, ses habilitations et sa date de validité. Elle est exigible pour tout agent intervenant sur votre site, qu’il vienne du prestataire principal ou d’un sous-traitant.
À retenir

Votre prestataire reste responsable de la conformité de ses sous-traitants. Mais une clause contractuelle précise sur l’information préalable, l’agrément identique et la gestion des incidents vous donne les moyens d’agir avant qu’un problème ne survienne, plutôt qu’après.

Un projet de surveillance en Isère ou Savoie ?
Échangez avec MCS Sécurité sur vos besoins de gardiennage ou de rondes.

Contacter MCS Sécurité

Sources : Code de la sécurité intérieure, livre VI (Légifrance, legifrance.gouv.fr) ; CNAPS, registre des entreprises autorisées (cnaps-securite.fr).

Une question sur la surveillance de votre site en Isère ou en Savoie ? Parlons de votre besoin ou appelez le 09 72 19 04 33.

Toutes les actualités